La coupe est pleine. Par ailleurs, ce qui arrive en ce moment à Eric
Zemmour symbolise parfaitement le degré de frilosité aigüe dans notre
société médiatique. Comme le disait très bien avant-hier l’avocat
général Philippe Bliger, depuis convoqué par sa hiérarchie, personne n’a
analysé les propos du journaliste pour se demander si en effet la
proportion de français d’origine africaine était celle indiquée. Il a
osé parler de la délinquance africaine en France, c’est donc un boutefeu
qui doit être immédiatement cloué au pilori du politiquement correct.
Malheureusement, il faut en parler, et vite, et longtemps, et de façon
fouillée et précise. « Pour en faire quoi ? » disait ce matin sur RMC
judicieusement Bégaudeau, étonnamment mesuré sur la sortie de Zemmour,
et prêt, lui, à échanger les arguments et non les invectives ou les
menaces de saisies judiciaires.
Je suis professeur de l’Education Nationale. Je suis fonctionnaire de
l’Etat. Comme pour monsieur Bliger, je suis responsable de mes propos
devant ma hiérarchie et je ne sais si mon droit de réserve s’applique ou
non, mais je vais parler quand même.
Non, tous les actes de violences ne sont pas commis dans les écoles par
des élèves d’origine africaine. Ca serait statistiquement faux. De
nombreux petits « souchiens », selon le mot désormais célèbre de la si
radieuse Boultedja, commettent incivilités, dégradations et sont
régulièrement exclus ou soumis à des conseils de discipline. Parents
débordés, ayant souvent connu eux même l’échec à l’école, mariés jeunes,
multipliant les enfants et les allocations, les télévisions écrans
plats et les portables et pleurant sur la crise tout en veillant au
bien être de leurs bambins, ou plutôt leur propre bien être. Ces derniers
assurent en effet leur tranquillité en achetant une paix sociale avec
leurs enfants. Ceux-ci on leur ordinateurs dans leur chambre, surfent
sur facebook et msn jusqu’à 3 heures du matin, sans aucune surveillance
ou en se jouant superbement de la pseudo autorité parentale. Pas un jour
sans que mes collègues confisquent des consoles de jeu ou portables
cachés dans leur cartable. Ces « petits blancs » là sont avant tout des
jeunes en totale perdition, sans repère, sans autorité d’un père souvent
absent, couvés par un système doltoïsé et maintenu dans leur état
d’enfant roi par un corps enseignant essentiellement féminin au collège.
Je peux également donner l’exemple d’enfants issus de l’immigration,
souvent kabyles, asiatiques et parfois noir africains, se montrer
d’excellents élèves, doués, prometteurs, polis et charmants. Ces enfants
là ont pour parents souvent de braves gens qui avant tout ont donné à
leurs enfants une vraie éducation, l’envie d’apprendre, de gagner
l’excellence et de s’intégrer dans un monde qui à l’origine n’était pas
le leur.
Ainsi chaque année voit son lot d’affreux jojos bien blancs et de grands
espoirs pour l’élite française d’origine arabe, noire ou asiatique.
Une fois ce préalable posé, il faut tout de même ajouter cette vérité qui dérange tant :
Depuis quelques années, l’immigration, essentiellement noire africaine,
grandit en France. Considérablement. On se retrouve aujourd’hui dans les
collèges ruraux de régions autrefois peu touchée par cette immigration
avec en moyenne 30 à 50 élèves (soit environ 8% de l’effectif total de
mon collège) primo-arrivant, qui maîtrisent fort peu la langue et
arrivent en France avec une culture allogène souvent pétris d’un Islam
sectaire ou tout du moins exigeant. Cette population ne peut bien
évidemment pas s’intégrer. Elle ne peut comprendre notre concept si
français de laïcité. Elle heurte également profondément, il ne faut pas
se le cacher, le corps traditionnel français (comme le dirait M.
Longuet), de culture essentiellement occidentale et chrétienne, même
fortement teinté de laïcité. Ces grands enfants, souvent d’une carrure
impressionnante, on les retrouve en quatrième, en troisième alors qu’ils
savent à peine lire le français, à peine écrire. Mais c’est le collège
unique ! Et les bonnes âmes bobos (qui mettent leurs enfants dans le
privé bien évidemment) imaginent une coexistence entre bisounours alors
que nous sommes, et je pèse mes mots, devant un véritable danger de
guerre civile.
Déjà dans les établissements scolaires, ces jeunes se regroupent en
fonction de leurs origines dans les cours de récréation et établissent
leur loi du plus fort parmi les élèves. Même les surveillants, mêmes les
professeurs, même la direction en ont peur. Leurs parents ne se
montrent jamais aux réunions, ne parlent pas français pour la plupart
et ne comprennent pas le décalage si grand entre leur culture et, j’ose
le dire, la nôtre. Les associations musulmanes, qui s’organisent
remarquablement, en profitent pour tailler des croupières à la laïcité :
cantine « halal », absences lors des fêtes religieuses, non mixité
dans les piscines.
Méfions nous du modèle nord américain qui souvent s’est montré notre
modèle. Au canada, la période de Noël est devenue taboue, on s’exclame
désormais : « joyeux décembre » sans rire. En France, les vacances de
Noël sont également menacées dans leur appellation, les vacances de
Pâques ont disparu, remplacées par les vacances de printemps.
Enfin non, l’islamisation rampante de notre société n’est pas un
fantasme ni un délire d’extrême droite helvétisante. Nous assistons en
effet à un véritable remplacement de population dans certaines villes
françaises. Il suffit de se promener à Paris dans ¼ des arrondissements,
ou dans des villes comme Evry ou les Mureaux pour se rendre compte que
les blancs « de souche » ont disparu car comme le dit très bien Zemmour,
les gens ne veulent pas vivre ensemble quand leur cultures réciproques
semblent si lointaines. Oui ça me gêne en France de voir des quartiers
entiers de femmes voilées et d’hommes en djellaba, oui ça me gêne de
passer devant une immense mosquée qui cache désormais la petite église
de quartier. Oui ça me gêne de passer devant la rue Myrra à Paris et de
voir 300 personnes priant dans la rue. Ce n’est pas notre modèle
occidental, ni également admissible dans une France où la religion est
depuis un siècle confinée à la sphère privée. Je ne veux pas qu’on
m’impose la vue d’un modèle de croyance dont je n’ai que faire.
Cette violence dans les écoles n’est pas que liée à cette immigration et
à ce malaise perceptible d’un changement de société et de civilisation
qui se fait « malgré le peuple ». Mais elle en est un des symptômes.
Ces enfants déstructurés, abîmés, déracinés ne peuvent que répondre par
une violence extrême à toute demande de normalisation de leur
comportement. La violence des incultes est proportionnelle à la
faiblesse syntaxique de leurs arguments. Et c’est normal.
Pour terminer, j’affirme ici et sans ambages, que l’Etat est criminel.
Criminel de maintenir encore le système du collège unique en y
implantant une graine allogène dont la violence va germer de plus en
plus rapidement. Criminel d’abandonner les classes moyennes qui n’ont
pas les moyens de placer leurs enfants dans un privé (souvent) plus
sécure, criminel de vouloir imposer un vivre ensemble indigeste à une
société perdue qui se voit dépossédée peu à peu de ce ses racines
millénaires. Combien faudra-t-il de professeurs frappés à coup de barre
de fer pour que l’on réagisse enfin ?
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