samedi 3 décembre 2011

Zemmour "doit être exécuté"... - Archives mars 2010 -


La coupe est pleine. Par ailleurs, ce qui arrive en ce moment à Eric Zemmour symbolise parfaitement le degré de frilosité aigüe dans notre société médiatique. Comme le disait très bien avant-hier l’avocat général Philippe Bliger, depuis convoqué par sa hiérarchie, personne n’a analysé les propos du journaliste pour se demander si en effet la proportion de français d’origine africaine était celle indiquée. Il a osé parler de la délinquance africaine en France, c’est donc un boutefeu qui doit être immédiatement cloué au pilori du politiquement correct.
Malheureusement, il faut en parler, et vite, et longtemps, et de façon fouillée et précise. « Pour en faire quoi ? » disait ce matin sur RMC judicieusement Bégaudeau, étonnamment mesuré sur la sortie de Zemmour, et prêt, lui, à échanger les arguments et non les invectives ou les menaces de saisies judiciaires.
Je suis professeur de l’Education Nationale. Je suis fonctionnaire de l’Etat. Comme pour monsieur Bliger, je suis responsable de mes propos devant ma hiérarchie et je ne sais si mon droit de réserve s’applique ou non, mais je vais parler quand même.
Non, tous les actes de violences ne sont pas commis dans les écoles par des élèves d’origine africaine. Ca serait statistiquement faux. De nombreux petits « souchiens », selon le mot désormais célèbre de la si radieuse Boultedja, commettent incivilités, dégradations et sont régulièrement exclus ou soumis à des conseils de discipline. Parents débordés, ayant souvent connu eux même l’échec à l’école, mariés jeunes, multipliant les enfants et les allocations, les télévisions écrans plats et les portables et pleurant sur la crise tout en veillant au bien être de leurs bambins, ou plutôt leur propre bien être. Ces derniers assurent en effet leur tranquillité en achetant une paix sociale avec leurs enfants. Ceux-ci on leur ordinateurs dans leur chambre, surfent sur facebook et msn jusqu’à 3 heures du matin, sans aucune surveillance ou en se jouant superbement de la pseudo autorité parentale. Pas un jour sans que mes collègues confisquent des consoles de jeu ou portables cachés dans leur cartable. Ces « petits blancs » là sont avant tout des jeunes en totale perdition, sans repère, sans autorité d’un père souvent absent, couvés par un système doltoïsé et maintenu dans leur état d’enfant roi par un corps enseignant essentiellement féminin au collège.
Je peux également donner l’exemple d’enfants issus de l’immigration, souvent kabyles, asiatiques et parfois noir africains, se montrer d’excellents élèves, doués, prometteurs, polis et charmants. Ces enfants là ont pour parents souvent de braves gens qui avant tout ont donné à leurs enfants une vraie éducation, l’envie d’apprendre, de gagner l’excellence et de s’intégrer dans un monde qui à l’origine n’était pas le leur.
Ainsi chaque année voit son lot d’affreux jojos bien blancs et de grands espoirs pour l’élite française d’origine arabe, noire ou asiatique.
Une fois ce préalable posé, il faut tout de même ajouter cette vérité qui dérange tant :
Depuis quelques années, l’immigration, essentiellement noire africaine, grandit en France. Considérablement. On se retrouve aujourd’hui dans les collèges ruraux de régions autrefois peu touchée par cette immigration avec en moyenne 30 à 50 élèves (soit environ 8% de l’effectif total de mon collège) primo-arrivant, qui maîtrisent fort peu la langue et arrivent en France avec une culture allogène souvent pétris d’un Islam sectaire ou tout du moins exigeant. Cette population ne peut bien évidemment pas s’intégrer. Elle ne peut comprendre notre concept si français de laïcité. Elle heurte également profondément, il ne faut pas se le cacher, le corps traditionnel français (comme le dirait M. Longuet), de culture essentiellement occidentale et chrétienne, même fortement teinté de laïcité. Ces grands enfants, souvent d’une carrure impressionnante, on les retrouve en quatrième, en troisième alors qu’ils savent à peine lire le français, à peine écrire. Mais c’est le collège unique ! Et les bonnes âmes bobos (qui mettent leurs enfants dans le privé bien évidemment) imaginent une coexistence entre bisounours alors que nous sommes, et je pèse mes mots, devant un véritable danger de guerre civile.
Déjà dans les établissements scolaires, ces jeunes se regroupent en fonction de leurs origines dans les cours de récréation et établissent leur loi du plus fort parmi les élèves. Même les surveillants, mêmes les professeurs, même la direction en ont peur. Leurs parents ne se montrent jamais aux réunions, ne parlent pas français pour la plupart et ne comprennent pas le décalage si grand entre leur culture et, j’ose le dire, la nôtre. Les associations musulmanes, qui s’organisent remarquablement, en profitent pour tailler des croupières à la laïcité : cantine « halal », absences lors des fêtes religieuses, non mixité dans les piscines.
Méfions nous du modèle nord américain qui souvent s’est montré notre modèle. Au canada, la période de Noël est devenue taboue, on s’exclame désormais : « joyeux décembre » sans rire. En France, les vacances de Noël sont également menacées dans leur appellation, les vacances de Pâques ont disparu, remplacées par les vacances de printemps.
Enfin non, l’islamisation rampante de notre société n’est pas un fantasme ni un délire d’extrême droite helvétisante. Nous assistons en effet à un véritable remplacement de population dans certaines villes françaises. Il suffit de se promener à Paris dans ¼ des arrondissements, ou dans des villes comme Evry ou les Mureaux pour se rendre compte que les blancs « de souche » ont disparu car comme le dit très bien Zemmour, les gens ne veulent pas vivre ensemble quand leur cultures réciproques semblent si lointaines. Oui ça me gêne en France de voir des quartiers entiers de femmes voilées et d’hommes en djellaba, oui ça me gêne de passer devant une immense mosquée qui cache désormais la petite église de quartier. Oui ça me gêne de passer devant la rue Myrra à Paris et de voir 300 personnes priant dans la rue. Ce n’est pas notre modèle occidental, ni également admissible dans une France où la religion est depuis un siècle confinée à la sphère privée. Je ne veux pas qu’on m’impose la vue d’un modèle de croyance dont je n’ai que faire.
Cette violence dans les écoles n’est pas que liée à cette immigration et à ce malaise perceptible d’un changement de société et de civilisation qui se fait « malgré le peuple ». Mais elle en est un des symptômes.
Ces enfants déstructurés, abîmés, déracinés ne peuvent que répondre par une violence extrême à toute demande de normalisation de leur comportement. La violence des incultes est proportionnelle à la faiblesse syntaxique de leurs arguments. Et c’est normal.
Pour terminer, j’affirme ici et sans ambages, que l’Etat est criminel. Criminel de maintenir encore le système du collège unique en y implantant une graine allogène dont la violence va germer de plus en plus rapidement. Criminel d’abandonner les classes moyennes qui n’ont pas les moyens de placer leurs enfants dans un privé (souvent) plus sécure, criminel de vouloir imposer un vivre ensemble indigeste à une société perdue qui se voit dépossédée peu à peu de ce ses racines millénaires. Combien faudra-t-il de professeurs frappés à coup de barre de fer pour que l’on réagisse enfin ?

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