samedi 3 décembre 2011

De l'Ecole primaire - Archives juin 2009 -


Que voyons nous dans nombre d’écoles primaires ?

1. Des cours/Ateliers : les élèves sont mis sans arrêt en activité, vont d’un coin à l’autre de la salle, et ne sont jamais habitué dès leur jeune âge à s’asseoir et se concentrer en écoutant le maître ou la maîtresse. Une telle attitude est toujours jugée fortement réactionnaire et passéiste par une forte majorité d’instituteurs qui ne voient qu’à travers l’épanouissement de l’enfant dans le cadre d’un savoir qu’il se construit lui même.

2. Dans ce cadre constructiviste, le véritable savoir tient une place limitée. D’ailleurs il est regrettable de constater que les enseignants eux mêmes sont le plus souvent assez incultes, ce qui ne laisse pas d’inquiéter. Nos élèves nous arrivent donc en 6e en butant sur chaque mot, avec une orthographe épouvantable, et ne sachant ni compter, ni faire de calcul mental ni les quatre opérations (à part l’addition relativement maîtrisée). J’exagère ? Non. Je décris le cas d’environ 40 élèves sur 120 dans mon collège.

3. La véritable inégalité est justement dans le décalage entre les écoles primaires, celles qui appliquent les méthodes dites “modernes” et les autres, plus traditionnelles et tellement plus efficaces mais qui jusqu’à ces deux dernières années en tout cas, étaient en “résistance” officieuse contre leur hiérarchie qui notait fort mal et sanctionnait tout retour à un enseignement traditionnel.

4. Enfin la culture n’est pas enseignée ou presque en primaire. La vague appellation “ouverture sur le monde” veut tout et rien dire et se contente le plus souvent d’être un salmigondis d’”éducation citoyenne” qui veut tout et rien dire à la fois. La plupart de mes élèves de collège n’ont jamais fait d’histoire en cours élémentaire et juste un peu en cours moyen et aucun n’est capable de citer correctement deux fleuves français et pire, ne savent pas placer les différents continents.

Il faut arrêter enfin d’opposer Anciens et Modernes. C’est si facile de nier d’un revers de main les difficultés d’aujourd’hui et de mépriser les méthodes qui ont largement fait leur preuve. Nos “Modernes” ont voulu supprimer l’enseignement “bourgeois” tout en ayant soin de bien l’avoir eux mêmes intégré. Dans quel but? sinon la main mise sur une plèbe grandissante et amorphe qu’il est bien plus facile de manipuler.

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