samedi 3 décembre 2011

Cinéma cinéma... - Archives août 2007 -




Quelques mots sur mes trois jours au cinéma (3.50€ pourquoi se priver!)

Lieu : Le zénith d'Evreux, énorme complexe de 10 salles avec un mac do (pratique) à côté. Et un bar sympa dans le cinema où je peux déguster plein de cafés nespresso... (le meilleur de la publicité américaine, par ailleurs, chaque spot est un petit miracle d'inventivité et Clooney est le Cary Grant de ce début du XXIe siècle).


Du monde d'abord, c'est une opération qui marche bien, des jeunes, des vieux des moins jeunes, des moins vieux, des intellos, des bimbos, des étudiants, des familles, des loubards, des skins, de tout!

Samedi soir, vengeance dans la peau : une première impression mitigée. C'est filmé comme un clip et formaté pour ados drogués aux amphétamines des jeux en ligne, une image prise de tremblote, un rythme saccadé, non franchement pas aimé. reste la présence magnétique de Matt Damon. Mais c'est bien tout ; ah aussi l'absence totale d'humour même au second degré.


Dimanche, grosse journée : 

-Les Simpsons d'abord : je connais peu l'univers des Simpsons, enfin si un peu mais je ne suis pas un fan inconditionnel, ca reste souvent extrêmement vulgaire et potache. Mais en revanche, quelle verve sur la critique de la société américaine! Et certains gags sont irrésistibles (tel celui du spider cochon)


- Evan tout puissant : Une énorme daube sympathique ceci dit, le parfait cinéma de distraction (oui oui j'aime bien aussi moi quand le cinéma me divertit), si on fait abstraction de l'insupportable fondamentalisme cretino biblique (pardon, christino), la fable est amusante au 40e degré et le pauvre Steve Carell fait ce qu'il peut pour faire oublier Jim Carrey sans y parvenir une seconde.

- Les 4 fantastiques : Oui, je continue dans le futile, mais flûte il s'agit de MA séance! Le surfeur d'argent est une sorte de personnage à la terminator 2 (Robert Patrick, pas Gouvernator) qui prépare le terrain à son maiiiiiiiiitre, un genre gros trou noir bouffeur de planète. La totale ! sauf qu'on y retrouve avec grand plaisir Julian MacMahon (le Christian Troy du génial Nip Tuck), qui écrase de son charisme l'ensemble des quatre fantaslisses. 


- Ratatouille : Ah, là c'est du grand art ! Voici le meilleur film d'animation de ces dernières années. Pixar a encore fait des merveilles ! S'il fallait donner aux enfants le goût de ce qui est bon et de la vraie cuisine française (j'ai pas l'air con maintenant avec mon mac do et mes fraises tagada) , la seule vision de ce film devrait être d'utilité publique et sanitaire. Un conte merveilleux qui ne tombe jamais dans les clichés ni la facilité. Et enfin une vision de Paris par les Américians qui n'est pas manichéenne ni trop cliché (bon, y a bien la tour Eiffel quand même hein, mais on leur pardonne) – A ce propos parmi les bandes annonces que j'ai pu visionner, la palme du dégoût absolu pour Rush Hour 3, magnifique publicité bushiste de la France-ennemie-des-américains-avec-des-inspecteurs-clouzot-effeminés-raffinés-et-aussi-cruels-que-ces-sales-chinois. A encadrer dans un musée !!

- Enfin planète terreur ! Un OVNI aussi jouissif que le remake (excellent) du massacre à la tronçonneuse. Une parodie géniale et parfaitement gore de ces films des années 70, tout y est, du grain de l'image aux fausses bandes annonces ringardissimes à se tordre de rire (avant de se tordre les boyaux), mais film à réserver aux initiés et aux adeptes du millième degré. Les autres s'abstenir ! Mais un très bon moment.

Lundi : Un des films les plus émouvants et les plus poignants que j'ai pu voir dans ma vie : « la vie des autres », que je mets dans la même lignée que « Good bye Lenin ». Un inspecteur de la Stasi, parfait instrument de la répression du pouvoir totalitaire, qui abandonne peu à peu toutes ses certitudes en assurant la surveillance d'un intellectuel berlinois (auteur de pièces à succès) et de sa compagne, une actrice sensuelle formidable d’ambiguïté. On ressort de ce film bouleversé, haché. Une des meilleures illustrations de la dictature qui s'effondre face au pouvoir de la pensée, comme le mur qui s'effondre sous le souffle de la liberté.


- On en arrive maintenant au fameux « film surprise », une tradition répétée 6 fois en 20 ans environ. Un film est programmé dont on ignore tout. On achète le billet, au feeling. On est rarement déçu. C'est le plus souvent un film qui doit sortir plusieurs semaines voire plusieurs mois plus tard. J'ai déjà assisté à deux films surprises, il s'agissait du Truman Show et des Invasions Barbares. Deux choix magistraux.. Là encore je n'ai pas été déçu ; il s'agissait d' « un Secret », de Claude Miller, avec Patrick Bruel, Cécile de France et Ludivine Sagnier (deux de mes actrices préférées). Un film relatant un terrible secret de famille que découvre un adolescent légèrement autiste. Le cadre est désormais classique au cinéma, la déportation des Juifs français pendant l'occupation, mais le traitement ici est tout en nuance, un puzzle qui se met progressivement en place, révélant l'écart effroyable entre les fantasmes d'un enfant sur l'origine de sa famille et la réalité cruelle du désir humain. Un film magnifique.

- Enfin je termine par une vieille connaissance.... Mon Bruce willissinou adoré (celui là je l'aime depuis la série Clair de Lune que seuls les experts de mon âge doivent connaître) dans Die Hard 4. Quel spectacle ! si on aime le genre, on n'est pas déçu. C'est pas le film du siècle mais après deux moments du pure émotion dans ma journée, c'était le film idéal pour se détendre et finir la journée en beauté. Les Américains ont trouvé leur nouveau Vietnam ! c'est le syndrome post 11 septembre. La plupart des films d'action US sont obnubilés par le terrorisme (voir le succès de 24h chrono). Quoiqu'il en soit, quel plaisir de retrouver l'inspecteur Mc Clane !

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