Brevet terminé. Quelques réflexions :
Français : Dictée minimaliste tiré d’un roman de Maupassant (5 lignes
sans difficulté, les deux seuls mots un peu compliqués (loqueteux) étant
indiqués au tableau.
Histoire géo : Une tendance qui s’accentue, scandaleuse en soi : il n’y a
plus d’histoire. Le sujet était sur les Trente glorieuses. Sujet
ennuyeux comme la pluie sur l’évolution sociétale et économique des
années 60. Le sujet de géo étant centré sur les villes du Nord et du
Sud. Un sujet croisé sur des thèmes vaguement entrevus cette année mais
qui en fait datent de la cinquième. Education civique politiquement
correct (pléonasme) sur les gentilles ONG de l’ONU qui font du bon
boulot dans le monde-pour-réduire-la-souffrance-et-les-inégalités.
Sujet vide par excellence. Aucune connaissance n’était attendue dans ces
sujets. Savoir lire et déchiffrer un document suffisait, mais c’est là
que le bât blesse : en effet, nos doux agneaux de troisième ne savent ni
lire les questions et encore moins faire le lien entre question et
documents et ce n’est pas faute de tenter de leur expliquer depuis
quatre ans. Il ne veulent juste pas faire l’effort de lire.
Enfin sujet de mathématiques : Je suis totalement incompétent en la
matière mais moi qui n’ai plus fait de maths depuis 1982 (ca commence
donc à faire un certain temps), j’ai pu répondre à toute la première
partie qui n’était que de la logique pure. Le pompon étant le première
question portant sur un calcul ( une division) dont l’intitulé
rappelait le piège de mal savoir utiliser sa calculatrice. Voilà nos
agneaux prévenus. Les erreurs ont du être cependant nombreuses. Un autre
exercice consistait en une simple lecture graphique.
Voilà le merveilleux brevet des collège. Je terminerai en révélant que
tout a été prévu lors de la réunion d’harmonisation des correcteurs pour
encourager tout discours un tant soit peu logique ou même paraphrasé et
ne pas punir l’absence totale de savoir.
Chers amis, le niveau monte, tout est fait pour.
Dans le cadre de mon projet, je reçois de plus en plus de messages de
professeurs de collège, lycée, et même de facultés qui me rejoignant
dans la plupart de mes constats - me proposent
de créer un collectif pour réfléchir à la création d’un enseignement
(laïc) parallèle à l’Education nationale. Je pense qu’il est temps en
effet, de passer largement à autre chose. Créer des projets du type
Scolaria dans plusieurs régions de France, et proposer nos propres
examens, sérieux, solides, et surtout crédibles, créer un lycée et une
université alternatifs, travailler main dans la main avec les
établissement des universités et des entreprises en France et à
l’étranger afin de proposer un jour des débouchés professionnels
nouveaux.
Vaste programme, mais il est plus que jamais temps d’agir.
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