Hier soir, premiers conseils de classe. Deux classes de troisième, aux
profils très différents : l’une composée en majorité de bons, voire même
de très bons élèves est en voie d’extinction dans mon collège. C’est
une des rares classes qui donne le sentiment que nous faisons œuvre
utile. 10 élèves sur 22 ont plus de 15 de moyenne. Sur 24 classes dans
le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine
d’élèves sur 500 à posséder les bases qui les conduiront à réaliser de
bonnes études, ou en tous les cas disposant des atouts nécessaire à leur
donner un choix plus large.
L’autre classe de troisième est quant à elle l’exacte opposée. 10 Élèves
ont une note globale inférieure à la moyenne ou à peine supérieure et
ces élèves ont moins de 7/20 dans les matières fondamentales : Français,
Maths, Anglais, Hist géo. Et c’est ici que le scandale débute. Ma
collègue prof principale propose benoitement le passage en seconde
générale de 6 de ces élèves qui manifestement n’ont pas le niveau, sous
prétexte que le lycée de toute façon est amené à devenir lui aussi
unique et accueillir toute la misère (intellectuelle) du monde, et que
en cas d’appel, celui ci sera toujours positif.
Nous ne servons donc strictement à rien. Ce conseil de classe était une
parodie et même les représentants de la très anti-élite FCPE se sont
montrés indignés devant une telle démission.
Ma Principale, devant mes éclats de voix excédés, concluant en
expliquant que de toute façon c’était comme ça et pas autrement, et que
ce ne sont que des adolescents en construction qui ont bien le temps de
murir leur projet.
Les secondes du lycée voisin vont donc être composées d’élèves disposant
d’un niveau de collège totalement insuffisant, et ce, dans la plus
grande indifférence de l’institution.
C’est ce genre de pratique et de pusillanimité qui m’ont amené au choix
que je fais aujourd’hui de créer une structure indépendante et enfin
sérieuse.
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